Le Fumoir de l’enfer met le feu à vos papilles

Le Fumoir de l’enfer met le feu à vos papilles
16 septembre 2019 fumenf29100

Christophe Maguet, cuisinier et pêcheur bien connu des habitants de Douarnenez (Finistère), se lance dans une nouvelle aventure : le fumage de poissons et de viandes. Une installation au Port-Rhu est prévue pour bientôt. Des poissons fumés aux recettes aussi rock’n’roll que son cuisinier. Christophe Maguet vient de créer Le Fumoir de l’enfer, une entreprise de fumage à base de produits locaux. Une étape de plus dans la vie de cet homme de 48 ans, aujourd’hui responsable restauration à Douarnenez communauté mais qui a roulé sa bosse auparavant dans 45 pays.

« J’ai commencé à m’intéresser au fumage il y a cinq ans, quand mon ancien second de cuisine a ouvert un fumoir à Biarritz. Puis j’ai découvert tout un tas d’informations grâce à la communauté French Smokers (qui rassemble des passionnés de la cuisson à la braise et du fumage). Petit à petit, j’ai commencé à expérimenter des techniques pour faire goûter des plats à ma famille et mes amis », rembobine Christophe Maguet.

Des créations personnelles

Poussé par ses proches, il décide de se lancer pleinement dans cette activité, en parallèle de son métier de cuisinier à la maison de la petite enfance de Ploaré. « C’est encore tout neuf, pour le moment je travaille avec mon propre laboratoire. Mais je vais m’installer dans une des cabanes du Port-Rhu en novembre, avec ouverture de la boutique en janvier. »

Sans avoir de vitrine pour Le Fumoir de l’enfer, Christophe Maguet croule déjà sous les demandes, grâce au bouche-à-oreille. Ses recettes sont toutes des créations personnelles. Côté poissons, on retrouve un filet de lieu jaune fumé à l’érable et aux épices douces, un pavé de thon rouge fumé au bois de hickory, un filet de truite fumé au whisky Eddu ou encore un cabillaud aux douze épices.

Fumage artisanal de poissons en Bretagne à Douarnenez

 

Pour les viandes, il propose du magret de canard ou du porc effiloché au miel, ail et coriandre. « Ces idées de recettes me viennent de mes expériences en tant que cuisinier lors de mes voyages », ajoute Christophe Maguet. Le gros succès du fumoir ? Les plateaux apéro, qui partent comme des petits pains.

Ce grand amateur de pêche fume tous ses produits à froid, à 23 °C, pour un meilleur maintien de la texture. Il travaille avec douze essences de bois, ce qui permet une grande variété de saveurs. « Certaines bisquettes sont composées de copeaux de bois issus de tonneaux de Jack Daniels », ajoutant un léger goût caramélisé au poisson et à la viande. Pour relever un peu plus les plats, du sel fumé est également à disposition.

Quant à la future boutique, elle comportera deux espaces, un pour la vente à emporter et un autre pour les dégustations sur place, avec une capacité de 25 personnes et une terrasse. « Les fumoirs seront installés à l’extérieur, pour que les gens puissent voir les différents processus. » Et sans doute, faire saliver un peu plus les clients.